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Les fonds de pension mettraient fin à la solidarité intervention de Paul LORIDANT,sénateur maire des Ulis, secrétaire général du MDC | |
La conjonction du choc démographique et de la crise économique qui dure depuis plus de vingt ans semble nous conduire objectivement vers ce qui pourrait être une impasse des systèmes de retraites par répartition auxquels la très grande majorité des français demeure profondément attachée. Ainsi, Martine Aubry a fait part de son intention de créer un fonds de réserve sur lequel l'Etat affecterait un certain nombre de ressources, notamment de recettes de privatisations et des excédents sociaux, afin de financer les retraites. | Certes
d'ici à 2005-2019, alors que la génération baby-boom
prendra sa retraite, le nombre d'inactifs grandira par rapport à
celui des actifs et les besoins de financement atteindront des sommets
mais ce choc sera temporaire et d'ici vingt à tente ans, le ration
actifs/inactifs retrouvera un nouvel équilibre. Surtout l'idée
d'un fonds de réserve, si elle peut se justifier, ne doit pas constituer
un exemple destiné à promouvoir les fonds de pension tels
qu'ils existent aux Etats-Unis en matière d'épargne de retraite.
D'abord parce que des produits d'épargne retraite existent déjà
: je pense notamment au Plan d'Epargne Entreprise (PEE) et à l'Assurance
Vie.
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Ensuite parce que le mécanisme des fonds de pension mettrait fin à la solidarité entre les générations. Dans l'approche ultra libérale, la mutualisation des risques est remplacée par l'individualisation de la prise en charge de la couverture retraite par un système de capitalisation volontaire avec la reproduction et même l'approfondissement de toutes les inégalités initiales. Faut-il rappeler ici que 35 millions d'Américains vivent au dessous du seuil de pauvreté: la plupart d'entre eux, souvent âgés, n'ont quasiment plus de couverture sociale et ne bénéficient que d'un strict minimum pour la couverture vieillesse. | De
plus, à travers ces mécanismes, les entreprises affectent
une partie du salaire brut dans une cagnotte qui échappe aux cotisations
sociales. On risque ainsi de réduire drastiquement les ressources
des organismes sociaux telle la sécurité sociale. La logique
de rentabilité induite par les fonds de pension tend à favoriser
la recherche du profit immédiat sur la logique économique
et industrielle. Enfin, une question n'est pas encore tranchée
: dans le système envisagé par les partisans des fonds de
pension, à qui appartiendront les fonds récoltés
? Pour ma part, je pense qu'ils doivent appartenir aux salariés
qui doivent conserver un droit de regard sur les choix stratégiques
et assurer de manière paritaire la gestion de ces fonds. Faute
de quoi, le système ne satisfera que les grands groupes d'assurance
et la retraite deviendra un "marché" comme un autre.
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LES MUTUELLES MENACEES PAR L'EUROPE (07/05/98) |
"Georges
SARRE a rappelé que la transposition des directives européennes
de 1992 sur les assurances empêcherait à l'avenir les mutuelles
de compenser les déficits d'exploitation de leurs activités
sanitaires et sociales par les excédents de gestion de leurs activités
d'assurance et de prévoyance. Il a affirmé qu'ici comme
ailleurs, l'Europe ne doit pas être le prétexte d'une déréglementation
du système de protection sociale.
D'autre part, les ventes de contrats d'assurance effectuées par une mutuelle devraient être soumises à la concurrence. |
Une proposition de loi sera déposée
par les parlementaires MDC interdisant notamment toute pratique discriminatoire
dans la couverture complémentaire maladie, elle modifie en ce sens
la loi du 12 juillet 1990. Elle interdit également en matière
d'assurance de toute vente à perte d'un contrat de "risque maladie"
et toute consolidation des comptes entre le risque maladie et les
branches dommage et vie. Elle vise en outre à préserver
la spécificité des mutuelles en précisant que les
réalisations et services sanitaires, sociaux et culturels des mutuelles
ne peuvent être assimilés à des activités commerciales."
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Communiqué
de presse de G. SARRE du Ier/10/98 Lettre de G. SARRE à M. ROCARD, chargé d'une mission sur l'avenir des mutuelles |
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G.
SARRE a adressé une lettre à Michel ROCARD chargé
d'une mission par le gouvernement sur l'avenir des mutuelles pour lui
exposer les positions des députés du MDC quant à
la transposition en droit interne des directives européennes sur
les assurances.
Après avoir rappelé que le mouvement mutualiste constituait une spécificité française au sein de l'Union européenne, G. SARRE a souligné que la transcription des directives aurait pour conséquence la banalisation assurantielle des mutuelles, la remise en cause de leurs capacités de réalisations sociales et culturelles, l'augmentation des cotisations mutualistes et, à terme, le risque de voir se développer des pratiques de discrimination. |
Les
députés du MDC souhaitent que la France agisse à
Bruxelles pour que les mutuelles ne soient pas assimilées à
des sociétés d'assurances et que le gouvernement français
obtienne de ses partenaires européens la reconnaissance de la spécificité
du mouvement mutualiste.
D'ores et déjà,
G. SARRE a indiqué que les députés MDC s'opposeraient
par leur vote à l'Assemblée Nationale à toute transposition
en l'état des directives européennes.
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