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Cet amendement n'a pas été retenu par la Commission des finances et le gouvernement, il n'a pas été adopté. Le gouvernement s'est engagé à produire un rapport sur le sujet avant le 15 juin prochain. |
La
création de cette taxe dont le taux serait de 0,05% est
destinée à lutter contre les mouvements spéculatifs
de capitaux qui contribuent largement à l'apparition périodique
de "bulles financières" débouchant à terme
sur des crises économiques graves. Elle entend évidemment
ne pas pénaliser les mouvements de capitaux afférents
à l'économie réelle (exportations et importations
de biens et de services, ionvestissements directs). L'assiette
de cette taxe telle qu'elle est définie par le présent
amendement permet de limiter son impact aux seules opérations
spéculatives.
La taxe serait due principalement par les établissements de crédit et les entreprises d'investissement et ses modalités d'établissement , de liquidation et de recouvrement seraient identiques à celles prévues par l'article 4 125 A du code général des impôts pour les prélèvements sur les produits de placement à revenu fixe. ![]() |
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En
déclarant hier que l'agenda américain en vue des
négociations de l'OMC est trop limité pour répondre
aux questions que pose la mondialisation libérale, le
Commissaire européen Pascal LAMY vient de prouver que
la Commission Européenne, depuis la prise de fonctions
de Romano PRODI, pratique une politique de surenchère
constante sur les exigences américaines. Elle se montre
en fait plus royaliste que le roi.
Pourquoi la Commission veut-elle réintroduire dans l'agenda de l'OMC des secteurs qui ont été sortis du champ de la mise en concurrence par l'AMI ? Alors que le Parlement n'a pas encore débattu de l'OMC, la Commission est-elle missionnée pour prendre ainsi position et faire passer à la moulinette ultra-libérale toute une série de secteurs que même les américains n'évoquent pas ? Sur ces questions, le Ministre des Affaires Européennes doit s'exprimer clairement et fermement. Le gouvernement de la République française doit également rappeler à la Commission européenne les règles de ces négociations, et dénoncer les maximalistes qui apparaîssent de plus en plus comme les porte-parole des thèses ultra-libérales les plus dogmatiques. ![]() |
L'Accord
multilatéral sur l'investissement (AMI) (15/05/98)
"L'AMI est un traité négocié dans la plus grande discrétion depuis 1995 dans le cadre de l'OCDE et de l'Union européenne. Ce traité n'est pas un traité comme les autres : il s'agit ni plus ni moins que de démanteler totalement les Etats-nations au profit du libéralisme et de la finance mondiale. |
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Encore
mieux que MAASTRICHT, l'AMI instaure une domination du libéralisme
mondial sur des citoyens dépourvus de tous moyens d'action.
Le MDC appelle tous les citoyens conscients à s'opposer
à cette nouvelle mainmise du marché et à
soutenir l'action du gouvernement français pour écarter
ce projet malfaisant. NON à un gouvernement du monde
entre les mains des intérêts financiers transnationaux
!"
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Paris, le 3
Avril 2000
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L'achat par la banque anglaise HSBC du CCF est préoccupant. Pour la première
fois un réseau bancaire relativement dense sur le territoire
français passe sous contrôle étranger. Arrêtons de nous tirer des balles dans le pied. Il est nécessaire que le gouvernement analyse les leçons du CCF et en tire toutes les conséquences pour que l'économie française ait les armes bancaires face à la mondialisation. ![]() |
Communiqué
de M. Georges Sarre Président-délégué
du MDC 28/06/00
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La commission des finances de l'Assemblée nationale a rejeté la proposition de créer une commission d'enquête parlementaire sur la conception et la gestion du Consortium de réalisation (CDR) dont j'avais pris l'initiative avec certains de mes collègues. Naturellement, je le déplore, car de nombreuses raisons justifiaient que la représentation nationale enquête sur la manière dont ont été cédés les actifs cantonnés dans le CDR. La conception même du CDR le condamnait à n'être qu'une machine à faire des pertes, le plus rapidement possible. Dès lors, aucune gestion digne de ce nom n'était possible. Sa gestion fait aussi problème : un personnel peu motivé, une masse de dossiers ont constitué un terreau favorable aux interférences, voire au favoritisme. En tout état de cause, une commission parlementaire aurait été un excellent moyen de faire le point sur le dossier dans la transparence. |
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Dans le même temps, la justice américaine est au travail sur le rachat par le Crédit Lyonnais de l'assureur californien Executive Life, dont les conséquences pourraient coûter des milliards de francs au CDR, donc à l'Etat français, c'est-à-dire en définitive au contribuable. Alors que la justice américaine avance, la France n'utilise pas tous les moyens dont elle dispose pour faire la lumière sur une affaire particulièrement grave, notamment par l'ampleur des sommes en jeu. D'aucuns le regretteront sans doute un jour ou l'autre. ![]() |
29
mars 2000 Présentée par M. Georges Sarre, député de Paris.
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Proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquête sur la gestion du consortium de réalisation (CDR) EXPOSE DES MOTIFS I. Des évolutions préoccupantes et une réponse inappropriée. 1) Une institution financière en crise.
Les pertes du Crédit Lyonnais en termes de résultat
net ont été abyssales : 1,8 milliard de francs en
1992, 6,8 milliards en 1993 et 12,1 milliards en 1994 (source
: ministère de l'économie et des finances). Elles
ont rendu nécessaire une action de redressement à
l'initiative de l'État actionnaire. Cette situation résulte
d'une stratégie risquée et d'une conjoncture économique
brusquement défavorable. |
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En 1994 un premier plan de redressement en deux volets a été mis en place. D'une part 41 milliards d'actifs douteux (en particulier immobiliers) sont transmis à une structure de cantonnement : l'Omnium Immobilier de Gestion (OIG). L'État se porte garant pour 12,4 milliards de francs. D'autre part, le Crédit Lyonnais est recapitalisé à hauteur de 4,9 milliards. Une
commission d'enquête parlementaire est alors constituée
par l'Assemblée nationale afin de rechercher les causes
des pertes de la banque publique. Elle conclut à des erreurs
d'analyse, de stratégie de la banque, des carences de gestion
et de contrôle des risques, des fraudes internationales
et des difficultés d'exercice du contrôle externe
par ses actionnaires (source : ministère de l'économie
et des finances). |
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2) Le
consortium de réalisation (CDR) a t-il contribué
à alourdir les pertes du Crédit Lyonnais ? |
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130
milliards de francs d'actifs nets (soit près de 190 milliards
d'actifs bruts) sont cantonnés au sein du CDR, société
par actions simplifiée détenue à 95 % par
le Crédit Lyonnais, refinancée par l'Établissement
public de financement et de restructuration (EPFR), lui-même
refinancé par le Crédit Lyonnais. L'OIG est incorporé
dans le CDR. Les objectifs fixés par l'État au CDR
sont dans un premier temps d'ordre strictement liquidatif. |
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En
conséquence une aide publique supplémentaire de
près de 4 milliards de francs est décidée,
au titre des exercices 1995 et 1996. Au cours de l'été
1997, huit rapports sont réalisés par l'Inspection
générale des finances (IGF) dont un par pôle
spécialisé du CDR . |
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II. Un contrôle par l'Assemblée nationale des décisions du CDR s'impose aujourd'hui. 1) Le
CDR : un vice de constitution et des incohérences. |
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A cela s'ajoute un facteur aggravant : ne pouvait-on prévoir
que l'inscription d'un actif dans le périmètre du
CDR serait de nature à provoquer une décote automatique,
connaissant la contrainte de liquidation qui pèse sur lui
? Deuxièmement, comment se fait-il que parmi les actifs
voués à une cession rapide se soient trouvés
des actifs rentables, voire très rentables ? Le CDR
a ainsi géré des lignes de participation minoritaires
dans d'importants groupes, cotés ou non (Bouygues, Framatome,
Aérospatiale, Compagnie des Glénans, holding de
tête du groupe Bolloré, Fimalac, Artémis,
holding familial de François Pinault). On peut raisonnablement
se demander si certaines de ces participations ont été
cédées à leur juste prix. |
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2) Axes
d'investigation possibles. C'est
pourquoi une commission d'enquête parlementaire peut retenir
les axes d'investigation suivants : |
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il est créé une commission d'enquête chargée d'examiner comment le Consortium de réalisation a accompli ses missions |
C'est pourquoi nous vous proposons, Mesdames et Messieurs les députés, de voter la proposition suivante : PROPOSITION DE RESOLUTION Article unique. ![]() |
demande de commission d'enquête parlementaire sur l'organisme public chargé de reprendre les actifs du crédit Lyonnais |
G. SARRE, député MDC de Paris, a déposé une demande de commission d'enquête parlementaire sur le Consortium de réalisation (CDR), l'organisme public chargé de reprendre les actifs du crédit Lyonnais. Cette commission aurait notamment pour but de mesurer la part du CDR dans les pertes globales du Crédit Lyonnais, de déterminer les responsabilités des dirigeants du CDR et de tous les protagonistes de ses missions et de faire la lumière sur d'éventuelles cessions d'actifs à des prix anormalement bas. Une commission d'enquête s'est penchée en 1994 sur la gestion du Crédit Lyonnais sans examiner les conditions de la création du CDR et de sa gestion. ![]() |
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La
décision hautement stratégique concernant le regroupement
des grandes banques françaises est un véritable attentat
contre l'intérêt national. Celui-ci commandait évidemment
le regroupement le plus large possible, exigé par la promotion
et la défense de nos intérêts économiques
dans la mondialisation. Or l'intérêt national n'a été
pris en compte à aucun moment ni à aucun niveau. Nous
sommes au bout de la logique des privatisations. Non seulement la
Société Générale est exposée au
raid de prédateurs étrangers, mais le riche patrimoine
industriel de Paribas risque fort d'être bradé dans les
mêmes conditions à des fins purement financières
au détriment de l'intérêt du pays et des travailleurs.
La france vient de râter l'occasion de constituer à égalité
avec la Deutsch bank un des triois premiers groupes européens
et mondiaux. Que ce soit un comité de banquiers irresponsables
et indépendants de toute instance démocratique qui ait
pu prendre cette décision en dit long sur la déliquescence
de l'Etat. Si l'Etat n'est pas capable de réaffirmer son rôle
cela veut dire qu'il n'y a plus d'instance qui, en dernier ressort,
défende l'intérêt général.
Déclaration
de Jean-Pierre Chevènement sur le regroupement des banques
françaisesPerpignan,
29/08/99 ![]() |