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DECLARATION DE JEAN-PIERRE CHEVENEMENT
Mardi 4 septembre 2001 à Belfort

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Dans moins de huit mois, vous aurez à élire celui qui, pendant cinq ans, présidera aux destinées de notre République.
Ou bien vous choisirez le chef d'un des deux partis qui se partagent le pouvoir. Aucun ne porte, vous le savez bien, une vision pour la France.

Ou bien vous chercherez à discerner qui peut être, dans ces temps d'incertitudes, l'Homme de la Nation. C'est ce Président de la République que je veux être, et voilà pourquoi je me déclare candidat.

La France ne sait plus où elle va. La République peine à transmettre ses valeurs. La loi de la jungle progresse dans notre société. Ceux qui nous dirigent, en tous domaines, se sont défaussés de leurs responsabilités. Ils ont laissé s'installer une mondialisation sans règles au prétexte que la croissance ramènerait le plein emploi. On se réveille avec la dictature des marchés financiers, et des inégalités toujours plus insupportables.
Dans quatre mois, le franc va disparaître sans que vous ayez été vraiment consultés sur une décision aussi capitale.


Peut-être connaissez-vous ce proverbe : le poisson pourrit par la tête ? Eh bien, c'est donc par la tête que je vous propose de reconquérir la démocratie.
La République reste une idée neuve. Donnons force à ses repères : la souveraineté du peuple, la citoyenneté, l'autorité de la loi, égale pour tous, mais aussi l'égalité des chances et la solidarité.

Retrouvons le courage de décider : en fixant clairement ses missions à l'Ecole, en prenant les moyens d'une politique de sécurité cohérente, en revalorisant le travail, source de toute richesse. En assurant une pleine égalité aux femmes pour leur permettre de concilier leur vie professionnelle et leur épanouissement familial et personnel. En faisant en tous domaines les choix de l'avenir, ceux de la jeunesse, ceux de ses intérêts véritables.

La France est la garantie de nos droits. Elle a encore d'immenses atouts. Elle ne doit pas disparaître, et ne disparaîtra pas.
Elle doit rester une grande puissance politique, dans une Europe de projets ambitieux qui prolonge les nations sans se substituer à elles.

Pour remettre la France d'aplomb, pour l'arracher au système du pareil au même, il faut qu'une ferme volonté se manifeste au sommet de l'Etat. Voilà pourquoi je me tourne vers vous. Je le fais, croyez-le, après mûre réflexion, avec le seul souci de servir notre pays. Je ne me dissimule nullement les Bastilles du mensonge et du conformisme qu'il faudra abattre. C'est pourquoi j'aurai besoin de vous, de votre engagement et de votre confiance.

Ensemble nous pouvons changer la donne, si nous le voulons.
Rassemblez-vous autour de moi, sur une idée simple : la République peut être, demain comme hier, la source du renouveau et la force de la France !