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Georges SARRE Paris, le 27 avril 2000 QUESTION ECRITE
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Monsieur Georges Sarre attire l'attention de Monsieur le ministre de la Défense sur le devenir du porte-avions Foch, appelé semble-t-il à quitter le service actif de la Marine française à la fin de l'année 2000. A ce titre, Monsieur Georges Sarre prend acte de l'intérêt pour ce bâtiment récemment manifesté par la Marine brésilienne, désireuse de remplacer le porte-avions Minas Gerais qu'elle a racheté en 1956 à la Royal Navy britannique. Il relève également la mise en avant par la presse de trois variables majeures, dont la conjonction pourrait décider le ministère de la Défense à se séparer du Foch: d'une part, celle des coûts d'entretien, qui s'élèveraient actuellement à quelque 12 millions de francs par an pour 120 jours de mer, hors coûts des personnels et aéronefs embarqués; d'autre part, celle des effectifs, le contre-amiral François Cluzel ayant ainsi récemment estimé a contrario que, «Si nous avions les effectifs nécessaires pour le maintenir en service, nous le garderions», le Foch ayant «encore au moins dix ans de vie utile»; celle, enfin, du prix éventuel d'une hypothétique transaction, l'estimation de 300 millions de francs étant couramment citée. |
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quels sont aujourd'hui les projets du Gouvernement s'agissant du porte-avions Foch |
Dans ce contexte, Monsieur Georges Sarre, désireux d'obtenir au plus tôt, dans cette affaire, les clarifications qui s'imposent, demande donc à Monsieur le ministre de la Défense de lui préciser quels sont aujourd'hui les projets du Gouvernement s'agissant du porte-avions Foch, ainsi que les arguments en présence venant appuyer les différentes options retenues par le ministère de la Défense. Il lui demande également de préciser à quelle échéance celui-ci entend prendre une décision engageant l'avenir de ce bâtiment, ainsi que la façon dont le Gouvernement entend associer le Parlement à cette affaire. |
QUESTION
ECRITE
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Extension du droit de suite M. Georges Sarre attire l'attention de Mme la ministre de la Culture et de la Communication sur le projet de directive, récemment adopté par le Conseil des ministres de l'Union Européenne, en matière d'extension du droit de suite à l'ensemble des pays membres. Revendiquée de longue date par les professionnels français du marché de l'art, une telle extension d'un droit inventé par la France en 1920 afin de permettre aux artistes vivants, puis à leurs ayants droits, de percevoir un pourcentage sur le prix d'adjudication de leurs oeuvres dans les ventes publiques, est cependant encadrée, dans ce projet de directive, de conditions de nature à en vider largement le sens. Ainsi, à la demande du gouvernement britannique, désireux de retarder l'introduction du droit de suite en Grande-Bretagne afin de protéger un marché de l'art florissant, le Conseil des ministres européen a-t-il notamment décidé, non seulement d'octroyer aux Etats membres un délai de cinq ans pour transposer cette directive en droit interne, mais aussi d'en limiter les effets, pendant dix ans, aux seules oeuvres des artistes vivants - les oeuvres d'un prix de vente inférieur à 4 000 euros étant quant à elles exclues du champ de la directive. |
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Par ailleurs, ce projet prévoit d'appliquer le droit de suite aux ventes en galerie comme aux ventes aux enchères. |
Par ailleurs, ce projet prévoit d'appliquer le droit de suite aux ventes en galerie comme aux ventes aux enchères, ce qui pénaliserait d'autant les galleristes français, dont la contribution au financement de la sécurité sociale des artistes explique qu'ils soient exemptés du droit de suite. Au total, il apparaît donc que les orientations de ce projet de directive sur le droit de suite ne font paradoxalement qu'accentuer aux dépens des professionnels français le déséquilibre des marchés de l'art dans l'Union européenne. Dans ce contexte, s'étonnant de la discrétion du Gouvernement sur cette affaire et s'interrogeant sur les raisons d'un compromis si généreux pour les Britanniques, qui augure mal des travaux en cours sur l'harmonisation fiscale au sein de l'UE, M. Georges Sarre demande donc à Mme la ministre de la Culture et de la Communication de lui préciser d'une part les conditions dans lesquelles ce projet de directive a été adopté, d'autre part la position défendue par la France à Bruxelles, enfin les initiatives que le Gouvernement entend désormais prendre en la matière. |
QUESTION
ECRITE
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M. Georges Sarre attire de nouveau l'attention de M. le ministre de la Recherche sur les projets en discussion de réforme du régime des brevets européens. En septembre 1998, dans une précédente question écrite, il s'inquiétait déjà d'une éventuelle remise en cause de l'obligation de traduire intégralement en français les brevets déposés dans d'autres langues auprès de l'OEB (Office européen des brevets). En réponse, le ministre avait alors clairement souligné, le 25 janvier 1999, qu'«en aucun cas les innovations qui seront apportées au régime des brevets ne pourront avoir pour effet d'imposer la langue anglaise comme unique langue de travail de l'OEB ou comme la langue unique du dépôt de brevet». Ayant pris acte de cette déclaration mais constatant que les orientations linguistiques préoccupantes préconisées par l'OEB, qui avaient motivé sa première question écrite, n'ont fait que se confirmer depuis lors, M. Georges Sarre estime donc que le Gouvernement se doit de réaffirmer aujourd'hui avec force sa position, en rejetant le protocole de «Renonciation aux exigences en matière de traduction» actuellement en discussion au sein de l'OEB. |
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la langue des brevets étant «la langue de la technique et de la science», dont l'«usage est indissociable de la francophonie» |
Il demande donc à M. le ministre de la Recherche de lui préciser l'état d'avancement des travaux de l'OEB en matière de réforme du régime des brevets, ainsi que les positions que la France fait concrètement valoir dans ce cadre. En effet - comme le rappelait récemment, à juste titre, le président de la CNPI (Compagnie nationale des conseils en propriété intellectuelle) -, la langue des brevets étant «la langue de la technique et de la science», dont l'«usage est indissociable de la francophonie», il serait «illusoire de prétendre défendre une langue en négligeant ce volet fondamental de notre culture». De surcroît, le maintien des traductions en français des brevets, instruments stratégiques de développement, est d'une importance cruciale pour les PME-PMI françaises, soit 80% de notre tissu industriel. |
Paris,
le 26 avril 2000 QUESTION ECRITE
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M. Georges Sarre attire l'attention de M. le ministre de la Défense sur les problèmes posés par le lancement prévu, à l'horizon de l'été 2000, de la technologie Bluetooth, une nouvelle norme qui doit permettre à presque tous les appareils mobiles (ordinateurs, téléphones, organiseurs, etc.) de correspondre entre eux et d'échanger des données sans liaison par câble ni logiciel particulier. Adoptée par quelques 1300 constructeurs dans le monde, cette nouvelle norme, qui s'impose progressivement dans tous les pays, présente cependant l'inconvénient majeur de fonctionner sur une bande de fréquences radioélectriques (2,45 gigahertz) partiellement utilisée par nos armées. En conséquence, l'Agence nationale des fréquences (ANF) se trouve aujourd'hui confrontée à l'alternative suivante: soit interdire la mise en oeuvre de la technologie Bluetooth en France, au risque de laisser notre pays à l'écart de cette révolution annoncée des télécommunications nomades; soit «déménager» les fréquences militaires, décision considérée déjà par certains comme inéluctable - un tel «déménagement» ayant déjà été négocié pour la norme UMTS de télécommunications mobiles de prochaine génération. |
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Quelles conséquences à la fois techniques, opérationnelles et financières impliquerait, pour nos armées, un tel «déménagement» de fréquences ? |
Dans ce contexte, M. Georges Sarre s'interroge d'une part sur l'état d'avancement des négociations sur ce dossier entre l'ANF et le ministère de la Défense. Il s'interroge d'autre part sur les conséquences à la fois techniques, opérationnelles et financières qu'impliquerait, pour nos armées, un tel «déménagement» de fréquences. Il se demande enfin qui, dans ce cas, en supporterait le coût, certains experts soulignant déjà qu'il sera difficile de faire payer l'ensemble des constructeurs concernés et, a fortiori, les utilisateurs individuels. En conséquence, M. Georges Sarre demande donc à M. le ministre de la Défense de lui fournir au plus tôt, sur ce dossier, les éléments d'appréciation pertinents. |
QUESTION
ECRITE
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Monsieur Georges Sarre attire l'attention de Monsieur le ministre des Affaires étrangères sur l'enlèvement, le 23 avril 2000, dans l'île malaise de Sipadan, entre les rives de Bornéo (Indonésie) et l'extrême sud des Philippines, d'une vingtaine de personnes, parmi lesquels deux ressortissants français. La revendication de cet enlèvement, le 25 avril dernier, par le mouvement Abu Sayyaf, un groupe armé de séparatistes islamistes philippins, sans être pour l'heure confirmée de source officielle, suscite la plus grande inquiétude. |
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Contrairement à son homologue, le Front islamique de libération Moro, qui milite pour l'établissement d'un Etat islamique indépendant dans le sud des Philippines, le groupe de guérilla dont il est ici question se limiterait quant à lui essentiellement à des actions terroristes et autres prises d'otages visant surtout les personnes et lieux de culte de confession chrétienne. Particulièrement inquiet, dans ce contexte, du sort de nos compatriotes ainsi que des autres personnes retenues en otages, Monsieur Georges Sarre demande donc à Monsieur le ministre des Affaires étrangères de lui préciser les mesures prises par la France afin d'assurer le suivi au plus près de l'évolution de la situation, ainsi que les démarches entreprises afin que ces otages soient libérés sains et saufs. |
27
avril toujours et encore satisfaire à la religion du monétarisme... |
Un mois et demi après avoir relevé son principal taux directeur, la Banque centrale européenne récidive en alourdissant le taux une fois de plus d'un quart de point. Le but avoué de ce mauvais coup porté à la croissance est toujours et encore de satisfaire à la religion du monétarisme. Cette déclaration est évidemment mauvaise, car elle tourne le dos aux millions de chômeurs qui restent exclus du marché du travail faute d'une croissance suffisante au nom d'une vision étroitement dogmatique de la politique économique. |
28
avril G.SARRE appelle le Gouvernement à répondre favorablement aux revendications des internes. |
G.SARRE appelle le Gouvernement à répondre favorablement aux revendications des internes. Leur forte mobilisation, ces derniers jours, atteste du profond malaise qui affecte ces médecins depuis longtemps et, plus encore, depuis le mois de mars dernier. En effet, en décidant il y a un mois, de mettre sur la table une enveloppe de plus de 10 milliards de francs sur 3 ans, le gouvernement a certes annoncé un effort important pour accompagner la modernisation du service public hospitalier, mais il a fait des internes les grands "laissés pour compte" de ces accords de mars. Il ne s'agit aujourd'hui, que de leur rendre justice, de reconnaître, par un geste concret, la difficulté du métier qui est le leur et le rôle irremplaçable qu'ils jouent dans nos hôpitaux. |
Paris, le 3 Avril
2000 |
L'achat par la banque anglaise HSBC du CCF est préoccupant. Pour la première
fois un réseau bancaire relativement dense sur le territoire
français passe sous contrôle étranger. Arrêtons de nous tirer des balles dans le pied. Il est nécessaire que le gouvernement analyse les leçons du CCF et en tire toutes les conséquences pour que l'économie française ait les armes bancaires face à la mondialisation. |
29
mars 2000 Présentée par M. Georges Sarre, député de Paris.
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Proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquête sur la gestion du consortium de réalisation (CDR) EXPOSE DES MOTIFS I. Des évolutions préoccupantes et une réponse inappropriée. 1) Une institution financière en crise.
Les pertes du Crédit Lyonnais en termes de résultat
net ont été abyssales : 1,8 milliard de francs en 1992,
6,8 milliards en 1993 et 12,1 milliards en 1994 (source : ministère
de l'économie et des finances). Elles ont rendu nécessaire
une action de redressement à l'initiative de l'État
actionnaire. Cette situation résulte d'une stratégie
risquée et d'une conjoncture économique brusquement
défavorable. |
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En 1994 un premier plan de redressement en deux volets a été mis en place. D'une part 41 milliards d'actifs douteux (en particulier immobiliers) sont transmis à une structure de cantonnement : l'Omnium Immobilier de Gestion (OIG). L'État se porte garant pour 12,4 milliards de francs. D'autre part, le Crédit Lyonnais est recapitalisé à hauteur de 4,9 milliards. Une
commission d'enquête parlementaire est alors constituée
par l'Assemblée nationale afin de rechercher les causes des
pertes de la banque publique. Elle conclut à des erreurs d'analyse,
de stratégie de la banque, des carences de gestion et de contrôle
des risques, des fraudes internationales et des difficultés
d'exercice du contrôle externe par ses actionnaires (source
: ministère de l'économie et des finances). |
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2) Le consortium
de réalisation (CDR) a t-il contribué à alourdir
les pertes du Crédit Lyonnais ? |
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130
milliards de francs d'actifs nets (soit près de 190 milliards
d'actifs bruts) sont cantonnés au sein du CDR, société
par actions simplifiée détenue à 95 % par le
Crédit Lyonnais, refinancée par l'Établissement
public de financement et de restructuration (EPFR), lui-même
refinancé par le Crédit Lyonnais. L'OIG est incorporé
dans le CDR. Les objectifs fixés par l'État au CDR sont
dans un premier temps d'ordre strictement liquidatif. |
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En
conséquence une aide publique supplémentaire de près
de 4 milliards de francs est décidée, au titre des exercices
1995 et 1996. Au cours de l'été 1997, huit rapports
sont réalisés par l'Inspection générale
des finances (IGF) dont un par pôle spécialisé
du CDR . |
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II. Un contrôle par l'Assemblée nationale des décisions du CDR s'impose aujourd'hui. 1) Le CDR
: un vice de constitution et des incohérences. |
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A cela s'ajoute un facteur aggravant : ne pouvait-on prévoir
que l'inscription d'un actif dans le périmètre du CDR
serait de nature à provoquer une décote automatique,
connaissant la contrainte de liquidation qui pèse sur lui ?
Deuxièmement, comment se fait-il que parmi les actifs voués
à une cession rapide se soient trouvés des actifs rentables,
voire très rentables ? Le CDR a ainsi géré
des lignes de participation minoritaires dans d'importants groupes,
cotés ou non (Bouygues, Framatome, Aérospatiale, Compagnie
des Glénans, holding de tête du groupe Bolloré,
Fimalac, Artémis, holding familial de François Pinault).
On peut raisonnablement se demander si certaines de ces participations
ont été cédées à leur juste prix. |
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2) Axes d'investigation
possibles. C'est
pourquoi une commission d'enquête parlementaire peut retenir
les axes d'investigation suivants : |
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il est créé une commission d'enquête chargée d'examiner comment le Consortium de réalisation a accompli ses missions |
C'est pourquoi nous vous proposons, Mesdames et Messieurs les députés, de voter la proposition suivante : PROPOSITION DE RESOLUTION Article unique. |
Communiqué de G. SARRE 27/03/00
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La victoire de Vladimir Poutine ouvre dans l'histoire de la Russie une nouvelle phase. Elle est dominée par trois défis : la consolidation démocratique, le redressement socio-économique et l'affirmation retrouvée sur la scène internationale. L'enjeu dépasse le seul devenir de la Russie. Il touche à la multipolarité à construire au niveau mondial pour se préserver de l'hyperpuissance impériale. L'appel lancé par les Quinze le 24 mars 2000 à "développer un partenariat stratégique efficace" avec la Russie est particulièrement bienvenu. Il devrait se traduire rapidement par des avancées concrètes. |
demande de commission d'enquête parlementaire sur l'organisme public chargé de reprendre les actifs du crédit Lyonnais |
G. SARRE, député MDC de Paris, a déposé une demande de commission d'enquête parlementaire sur le Consortium de réalisation (CDR), l'organisme public chargé de reprendre les actifs du crédit Lyonnais. Cette commission aurait notamment pour but de mesurer la part du CDR dans les pertes globales du Crédit Lyonnais, de déterminer les responsabilités des dirigeants du CDR et de tous les protagonistes de ses missions et de faire la lumière sur d'éventuelles cessions d'actifs à des prix anormalement bas. Une commission d'enquête s'est penchée en 1994 sur la gestion du Crédit Lyonnais sans examiner les conditions de la création du CDR et de sa gestion. |