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MONDIALISATION :

Note de Jean-Claude CHAILLEY, DN à la mondialisation

 

 

QUAND LE FMI, REPRESENTANT PATENTE DE LA MONDIALISATION  LIBERALE,  TEND A DIRIGER LA POLITIQUE FRANCAISE

 

Le 29 mai les français ont dit NON au référendum. Le 11 juillet le FMI publiait son rapport sur la France. Comme pour n’importe quel pays sous développé il précise dans tous les domaines ce que devrait être la politique de la France pour ce représentant patenté du libéralisme. Mais  ce qui est grave, c’est que le gouvernement Chirac, Villepin, Sarkozy appliquent. Regardons quelques thèmes :

Protection sociale : les réformes Fillon et Douste Blazy c’est bien, mais insuffisant

« Les réformes des retraites et de l'assurance maladie engagées ces deux dernières années ont sensiblement amélioré les perspectives de viabilité des finances publiques ».

On note que la santé des français devient  une variable des finances publiques, donc pouvant compenser la baisse de la TVA sur la restauration ou la diminution de l’impôt sur les entreprises.

« Les dispositifs qui incitent les salariés à mettre fin prématurément à leur activité professionnelle, tels que les régimes de départ à la retraite anticipée, devraient être supprimés ».

« Poursuivre un objectif nominal de dépenses de santé en ligne avec la croissance tendancielle du PIB ».

Remarque : cet objectif est impossible à tenir sauf à arrêter de soigner un grand nombre de malades. Même aux USA où plus de 40 millions d’américains n’ont pas de couverture sociale, cet objectif est très loin d’être atteint. Il n’y a peut-être qu’en Afrique qu’il l’est

« Le Comité d'alerte devrait permettre d'éviter tout dérapage des dépenses dans le secteur de la santé, mais il faudrait prévoir un mécanisme assurant un retour rapide et durable à l'équilibre budgétaire. La loi organique relative aux lois de financement de la sécurité sociale, dont l'adoption est imminente, sera utile à cet égard, de même que le rôle accru de la Cour des comptes »

Remarque : le FMI a été entendu. C’est hélas à juste titre que le FMI se permet d’annoncer le très politique rapport Séguin de la Cour des Comptes…Le rapport de la Haute Autorité de l’Assurance Maladie – relayé par des reportages à la Télévision- dénonce le coût des longues maladies (cancer, Sida, ..) et se pose la question de les éliminer de la Sécurité Sociale, même si cette solution n’est pas retenue (mais des mesures intermédiaires sont en passe d’être prises)…On est bien loin du programme du Conseil national de la résistance. Le Comité d’Alerte demande instamment au gouvernement d’accepter le principe que des médicaments reconnus utiles ne soient néanmoins pas remboursés

 

Vive Bolkenstein

« Les autorités ont adopté une démarche constructive propre à faciliter la déréglementation des marchés des produits, des services et des capitaux ». « L'ouverture des marchés de services à une concurrence ordonnée, tant au plan intérieur qu'au sein de l'Union européenne devrait dégager des gains d'efficience notables ».

Remarque : que 55 % des français aient voté NON n’est évidemment pas un problème pour le FMI, ni d’ailleurs pour Bruxelles ou pour le gouvernement. La démocratie est à reconquérir.

 

Les réformes de régression sociale sont à accélérer

 « Il sera essentiel de renforcer encore davantage la dynamique des réformes ».

« La croissance des dépenses réelles des administrations publiques  doit être ramenée bien en dessous de la croissance potentielle actuelle du PIB. Davantage d'efforts devraient être mis en Œuvre en vue de tirer parti de cette grande vague de départs pour assainir es finances publiques à moyen terme ».

Le FMI met la pression pour que les fonctionnaires partant à la retraite ne soient pas remplacés, que les salaires ne soient pas revalorisés.

 

Un super Pacte de stabilité.

.»Il est impératif de poursuivre le processus d'ajustement des finances publiques afin de dégager un excédent structurel ».

L’excédent primaire est le remède  infligé depuis des années aux pays sous développés. Misère et désindustrialisation garantis

 

La chasse aux chômeurs« 

« Le gel de certaines dépenses de l'administration centrale et celui des allocations de chômage opéré par l'UNEDIC sont tout à fait justifiés dans ce contexte. La renégociation prévue de la convention de l'UNEDIC offre l'occasion de résorber le déficit du régime d'indemnisation du chômage ».

« Les allocations de chômage devraient être plafonnées et leur dégressivité pourrait être rétablie. Parallèlement, les sanctions (qui pourraient être progressives) en cas de non-respect de l'obligation de recherche active d'emploi devraient être effectivement appliquées, de même que les limites relatives à la durée des droits à indemnisation.

On reconnaît sans peine les dernières mesures Villepin – Borloo

 

Vive Fillon, Borloo,  les ordonnances Villepin, la flexibilité…

« Nous accueillons favorablement le plan d'urgence pour l'emploi. Il se fonde sur les réformes existantes, telles que l'assouplissement des restrictions pesant sur le temps de travail (loi Fillon), le plan de cohésion sociale, la promotion des services à la personne et la mise en place d'un cadre favorisant l'accès à la formation professionnelle tout au long de la vie ».

…et l’abolition du CDI

« Le CNE sera d'autant plus efficace qu'il sera moins limité dans sa durée et son champ d'application et qu'il conduira plus tôt à l'adoption des propositions récentes visant à intégrer tous les contrats de travail préexistants en un seul, avec internalisation des coûts sociaux des licenciements et aussi peu d'incertitude juridique que possible… ».

Le CNE généralisé doit devenir le contrat de travail unique. C’est en réalité un contrat vide ; on est à l’essai toute sa vie !.  C’est la mort du CDI, un retour au 19ème siècle.

Les salaires : un mauvais point : on a vraiment trop augmenté le SMIC.

« De telles hausses du SMIC hypothèquent l'efficacité des mesures prévue dans le plan d'urgence pour l'emploi »

La décentralisation au secours du Pacte de Stabilité

« Il serait nécessaire que les collectivités locales partagent la responsabilité de la réalisation des grands objectifs budgétaires »

« Les transferts de l'État aux collectivités locales en compensation des dégrèvements de taxe professionnelle devraient être plafonnés. »

On est bien loin de rapprocher la décision des citoyens. Le FMI demande expressément au gouvernement de ne pas transférer les ressources correspondantes. C’est ce qui se passe (STIF, .., SNCF, …).

Les privatisations

Bien évidemment le FMI se prononce pour les privatisations, et notamment GDF et EDF

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